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Il s'agit là de lieux improbables, d'endroits où l'artiste a décidé un jour de laisser sa trace, une trace intransportable, quelquefois fragile, mais qui représente le besoin d'expression et même souvent un moyen de communiquer.... La liste que nous en donnons ici n'est pas restrictive, nous vous proposons ceux que nous avons vu avec bonheur, souvent avec émotion... Si vous connaissez d'autres lieux semblables, n'importe où en France soyez assez gentils pour nous les communiquer ils trouveront leur place dans cette "Galerie de l'Art brut".
LE PALAIS IDÉAL DU FACTEUR CHEVALNé en 1836, Joseph Ferdinand CHEVAL fut pendant 29 ans facteur à Hauterives (Drôme) à quelques kilomètres de Valence. IL construit de ses mains nues un monument qu'il commence en 1879 et n'achèvera qu'en 1922... avant de quitter ce monde à l'âge de 88 ans en 1924. "Fils de paysan, je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur..." Cheval consacra donc tout son temps libre à la construction de ce palais... (Le soir, à la nuit close, quand le genre humain repose, je travaille à mon Palais. De mes peines, nul ne saura jamais... (J.F. Cheval). Il fallut attendre1969 pour que le Ministre des Affaires Culturelles de l'époque (André Malraux) classe le Palais aux Monuments Historiques. L'œuvre monumentale a une longueur de 26 mètres pour une largeur de 14 mètres et une hauteur de 10 mètres à son point le plus élevé Aujourd'hui le Palais Idéal du Facteur Chaval est géré par la commune de Hauterives et reçoit chaque année près de 150 000 visiteurs venus du monde entier...
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LA MAISON DES CHAMPS : MUSÉE ROBERT TATINL'œuvre de Robert TATIN est immense ! À la fois peintre, sculpteur, céramiste, architecte, maçon, charpentier et j'en oublie certainement, Robert Tatin a laissé un nombre considérable de tableaux, d'objets et de constructions qui donnent lieu à un "véritable culte"... Né en 1902, Robert Tatin a touché à l'"Art" sous toutes ses formes, le monde entier a été pour lui source d'inspiration. De l'Amérique à l'Afrique, de l'Europe à l'Asie il a rapporté des "coups de patte", des styles apparentés, des idées... et tout cela a fait de Robert Tatin un personnage bien à part, une personnalité rare d'une richesse incomparable. En 1962 il édifie à Cossé-le-Vivien (Mayenne), à quelques kilomètres de Laval, une construction architecturale monumentale, véritable pont entre l'Orient et l'Occident, qui constitue, pourrait-on dire, le testament artistique de l'homme et de l'Artiste. Imaginez pour vous accueillir une large avenue de deux cents mètres de long, bordée de chaque coté de statues d'une hauteur de l'ordre de 2 mètres 50, et aboutissant à un véritable temple. Une cour intérieure, patio, ouvrant sur deux portes monumentales (porte du Soleil et porte de la Lune) ouvrant elles-mêmes sur des salles intérieures dans lesquelles sont exposées les œuvres du maître... Peintures de toutes ses époques qui montrent l'évolution des styles et des techniques utilisées... C'est la ville de Cossé-le-Vivien à travers une association créée pour l'occasion, qui gère ce véritable patrimoine artistique... Le musée reçoit plusieurs centaines de milliers de visiteurs chaque année. Il n'est fermé aux visiteurs qu'en janvier.
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LES ROCHERS SCULPTÉS DE ROTHÉNEUF PAR l'ABBÉ FOURÉRothéneuf, à l'origine, est un village de pêcheurs aujourd'hui plus ou moins rattaché à Saint Malo. Une côte sauvage, rocheuse, découpée en caps et criques brutales pour ne pas dire menaçantes surtout lors des grands marées d'équinoxe. Les plages sont rares dans ce coin, pour ne pas dire inexistantes. C'est pourtant l'un de ces caps plongeant directement dans l'océan, que choisit l'Abbé Fouré (1839 -1910) pour y sculpter vingt-cinq années durant à partir de 1885, les rochers amassés là et y recréer les personnages d'une fameuse légende bretonne. Travail d'autant plus gigantesque que l'abbé Fouré était atteint d'hémiplégie... La légende raconte l'histoire des Rothéneuf, une famille de "contrebandiers et de corsaires" qui en fait furent souvent des naufrageurs attirant les navires en détresse à l'aide de fanaux. Les dits navires appelés par ces lumières venaient s'écraser sur les rochers et il était alors facile de faire disparaître l'équipage et de piller les restes du bateau... Cette histoire daterait du milieu du XVIème siècle... La vie des Rothéneuf connut une fin brutale. Attaqués de toutes part les derniers des Rothéneuf furent l'objet de la convoitise des pirates qui voulaient s'approprier leurs biens, d'autres furent massacrés par les troupes révolutionnaires à la fin du XVIIIème. Ce seraient donc près de 250 ans d'histoire (ou de légende) que raconteraient les rochers sculptés de Rothéneuf. Il y a là près de 300 portraits réalisés sur place par l'abbé Fouré, prêtre et hémiplégique rappelons-le. Le site est géré par une société privée et est parfaitement entretenu.
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JARDIN HUMORISTIQUE DE FERNAND CHÂTELAINMalheureusement une seule image de ce qui fut sans doute l'œuvre maîtresse de Fernand Châtelain, mais
une image qui date semble-t-il des années 50 ou 60. L'Artiste vivait tout près d'Alençon (Orne) à Fyé (Sarthe)... Il est décédé il y a quelques années, c'est la municipalité qui est propriétaire du terrain aujourd'hui. Un terrain sur lequel se trouvent nombre de statues, représentations géantes des rêves d'évasion de Châtelain... Malheureusement, la municipalité de Fyé n'a que très peu de moyens et le lieu est totalement abandonné à la nature qui cherche à prendre une revanche totalement destructive... On peut encore voir quelques pièces... Un éléphant ici, une girafe là, un autre sujet ailleurs, tout cela mériterait bien d'être sinon restauré du moins sauvegardé par une municipalité qui pourrait quand même prendre un minimum de responsabilité ne serait-ce qu'entretenir le jardin ce qui du même coup rendrait accessible l'ensemble des pièces au regard du visiteur ou du curieux. Quand on a la chance d'avoir ce genre de musée dans son patrimoine, on le valorise, c'est bien le moins ! Fyé se trouve sur la RN 138 à 12 kilomètres au sud d'Alençon et le Jardin Humoristique de Fernand Châtelain est à droite en venant d'Alençon...
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LA MAISON BLEUE DE DA COSTAEncore un lieu abandonné et qui pourtant mérite largement le détour. Imaginez une cour de... disons 130 mètres carrés dans laquelle cour se trouvent en réduction 15 ou 20 monuments traités en mosaïque à dominante bleue, réduction toute relative d'ailleurs puisque les pièces en question mesurent en général plus de 1 mètre, voire deux mètres pour certaines... Mais il faut être grand pour admirer le travail de l'artiste car la cour en question est close d'une double porte pleine qui ne laisse pas filtrer le regard, il faut donc se hisser sur la pointe des pieds pour apercevoir partie des chapelles laissées par Da Costa... Pas de photo donc à montrer, mais une éventualité, puisqu'il semble que la mairie de Dives sur Mer, dans le Calvados ait décidé de prendre les choses en main... Et d'ouvrir le site à la visite. Il serait navrant que cela ne soit pas fait. (Pas d'image à vous montrer pour le moment, et pour cause.)

Pas d'image pour ce site, la mairie de Dives/Mer
ne nous a pas encore autorisé à visiter.
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PICASSIETTE d'ISIDOREUne maison toute simple achetée par le couple Isidore en 1928, l'homme n'a que de petits moyens et décide de récupérer des chutes de marbre pour daller le sol de sa maison... Mais il se prend au jeu et très vite se met à décorer d'abord l'intérieur de sa maison d'une mosaïque faire de morceaux de faïence brisée, de silex récupérés dans une carrière proche et tout cela pour arriver à ce qu'est aujourd'hui la Maison Picassiette... Un débordement de mosaïque, tout y est passé, du mobilier à la machine à coudre et quand l'intérieur fut entièrement revêtu il s'attaqua à un deuxième logement qu'il décora de même manière... cela dura 33 ans et représente 29000 heures de travail... Aujourd'hui la Maison Picassiette (La maison aux Mille Morceaux) est gérée semble-t-il avec l'aide de l'Académie d'Orléans - Tours. Une visite du site est proposée aux touristes ainsi qu'aux collèges et lycées. Le site est ouvert du 1er avril au 31 octobre tous les jours sauf mardi et dimanche de 9 à 12 et de 14 à 18 heures. 80, rue du Bal Champêtre à Louviers dans l'Eure, contact : Lise Delage, 02.37.36.41.39.
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LA BOHÈME DE LUCIEN FAVREAULucien Favreau a commencé par décorer les murs de sa maison, puis il a construit en ciment armé des sujets, personnages, animaux, dans son jardin puis le champ qui est en face de la maison a reçu son lot d'œuvres artistiques plus ou moins naïves Travail gigantesque, œuvre de toute une vie, le site est méconnu et pourtant bien entretenu par les héritiers de Lucien Favreau qui permettent une visite gratuite de ce véritable musée de l'Art Brut en plein air. Une petite boîte placée à l'entrée vous permet de verser votre obole, car l'entretien de ces œuvres est coûteux et nécessite quelque dépense. Toutefois aucune somme précise n'est demandée, c'est "à vot' bon cœur, m'sieurs'dames" et cela mérite un petit effort. Pas d'image à vous montrer actuellement... La maison La Bohème de Lucien Favreau se trouve en Charente, précisément à Yviers, un petit village sympathique à une trentaine de kilomètres de Barbezieux et 3 kilomètres de Chalais

Des images très prochainement sur ce site intéressant.
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CHOMO Un personnage mais quel personnage !En réalité il s'appelait Robert Chomeaux, mais la postérité se souviendra de "Chomo", un personnage hors du commun. Il a laissé à Achères-la-Forêt une propriété qu'il a enrichie au cours du temps d'"œuvres d'art" réalisées à partir d'objets de récupération... Il est bon de dire que Chomo était pauvre de monnaie mais riche de rêves et d'espérances, il faisait "feu de tous bois" si j'ose dire et ses réalisations artistiques faisaient couler presque autant d'encre que les grandes œuvres classiques des grands musées... Les femmes n'étaient pas les moins assidues autour du "Maître d'Achères". Elles l'admiraient, l'aidaient même quelques fois financièrement sans en attendre d'autre remerciement que le droit de le voir travailler et d'entendre de sa bouche tomber des messages laconiques qu'il fallait bien comprendre... car son vocabulaire était comme son écriture, simplifié à l'extrême, beaucoup plus simplifié même que le ne le souhaite le Ministre de la culture... Il disait : "Je ne suis pas instruit des hommes, je suis instruit du ciel" , Voulait-il par là se poser en gourou ? je ne le crois pas encore que cela ne lui aurait sans doute pas déplu vraiment. En tous cas il a laissé une œuvre considérable que l'on est censé pouvoir visiter tous les wek-ends de mai à septembre sous la conduite de son épouse... Mais il est prudent de se renseigner avant de se lancer...
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